Je ne suis pas prof.
Je suis l'élève.
Autant le dire tout de suite, parce que ça change la façon de lire tout le reste : je suis débutant au piano. Je ne vends pas une méthode éprouvée sur trois cents élèves. Je construis l'outil que je voulais pour moi, et je le laisse ouvert pendant que je m'en sers.
Pourquoi « Cinq Notes »
Parce que c'est la première chose qui débloque quelqu'un. La pentatonique compte cinq notes, et sur une grille choisie pour elle, aucune combinaison de ces cinq notes ne peut sonner faux. En La mineur, ce sont même uniquement des touches blanches.
Ça paraît anecdotique. Ça ne l'est pas : ce qui empêche un adulte d'improviser n'est presque jamais la technique, c'est la peur de la fausse note. Enlève cette peur en réduisant le choix à cinq touches, et il se met à jouer. Tout le reste du site consiste à élargir progressivement ce terrain — mais il commence là.
Le problème que j'ai rencontré
J'ai fait ce que tout le monde fait : une application, quelques morceaux, la satisfaction de jouer un truc reconnaissable. Puis le mur. Je savais rejouer, je ne savais pas créer. Assis devant le clavier sans partition, je ne produisais rien — pas par manque de technique, mais parce que personne ne m'avait jamais dit quoi travailler pour ça.
Les grandes applications ne répondent pas à cette question. Elles sont excellentes pour apprendre à reproduire, et c'est précisément là qu'elles s'arrêtent. Les gens qui enseignent vraiment l'improvisation écrivent des articles, tiennent des chaînes, font des cours particuliers — mais personne ne propose d'outil interactif pour la pratique quotidienne. C'est le trou dans lequel je me suis mis.
Ce que vaut ce plan, et ce qu'il ne vaut pas
Le contenu est la convergence de quatre ou cinq sources sérieuses : PianoGroove, Piano With Jonny, improviseraupiano.com, deschansonsauboutdesdoigts.com. Toutes disent à peu près la même chose — des blocs courts, la régularité avant la durée, une contrainte créative, la transcription comme source de vocabulaire. Ce que j'ai fait, c'est le mettre en calendrier et en outil.
Ce que ça ne vaut pas : l'œil d'un professeur sur ta posture, ta main, ta sonorité. Aucun logiciel ne remplace ça, et surtout pas celui-là. Si tu peux prendre des cours, prends-en. Cet outil est fait pour les jours où tu es seul devant ton clavier — c'est-à-dire la plupart.
Il y a une chose sur laquelle je ne transige pas, malgré mon niveau : les doigtés. Un doigté de gamme ne se transpose pas d'une tonalité à l'autre, et un mauvais doigté installé pendant six mois est un vrai dégât. Une tonalité n'apparaît dans l'outil que si son doigté est écrit et vérifié explicitement — c'est pourquoi certaines gammes n'y sont proposées que dans cinq ou six tonalités. Un trou visible vaut mieux qu'une erreur invisible.
Comment c'est fait
Tout se passe sur ton appareil. Pas de compte, pas de cookie de suivi, pas de mot de passe à stocker. La mesure d'audience est auto-hébergée et anonyme — je veux savoir si les gens démarrent une séance, pas qui ils sont.
Quand l'enregistrement audio arrivera, il restera local lui aussi : le montage mensuel sera fabriqué dans ton navigateur, et rien ne partira sur un serveur sans que tu le demandes explicitement. Ce n'est pas une posture — c'est qu'héberger des vidéos de gens en train de jouer chez eux est une responsabilité que je ne veux pas prendre à la légère.
Ce qui est gratuit, ce qui sera payant
Le plan entier — les dix-huit mois, les quatre phases — est gratuit et le restera. La séance du jour aussi : les blocs, le chronomètre, le métronome, les doigtés animés, le journal. Sans compte, sans limite de temps.
Ce qui sera payant plus tard, c'est ce qui demande de la mémoire dans le temps : l'historique long, les statistiques, la synchronisation entre appareils, les enregistrements et le montage mensuel. C'est aussi la seule partie qui me coûte quelque chose à faire tourner. Je préfère vendre du logiciel, que je sais faire, plutôt qu'une pédagogie que je suis en train d'apprendre.
Où j'en suis
La phase 1 est écrite et utilisable. Les phases 2 à 4 sont cadrées mais pas rédigées : je ne les écrirai pas avant d'avoir la preuve que quelqu'un revient sur cet outil deux semaines de suite. Si personne ne revient, ce projet s'arrête là, et ce sera un résultat, pas un échec.
Si tu t'en sers, la chose la plus utile que tu puisses faire est de me dire ce que tu as fait juste après avoir fermé la page. C'est la seule question qui m'apprend quelque chose.
Le jour où tu pourras t'entendre progresser
La suite, c'est d'enregistrer tes impros depuis la séance, et de recevoir chaque mois un montage de tes extraits — daté, avec la tonalité travaillée. Tu t'entends au mois 1, tu t'entends au mois 3, et tu vois ce que trois mois de dix minutes par jour ont produit.
Rien ne part sur un serveur : l'audio reste sur ton appareil, le montage est fabriqué dans ton navigateur.
Une seule chose t'attend : ce message-là. Ce qu'on en fait.